Les chasseurs sibériens dans leur élément

Films

Seul dans le documentaire Happy People: A Year in the Taiga.
Des gens heureux : une année dans la taïga
Réalisé parWerner Herzog,Dmitri Vasyukov
Documentaire
Non classé
1h 30m

Explorateur-cinéaste accompli, Werner Herzog s'efforce dans ses documentaires de nous emmener dans des endroits (et des états) où nous ne savions pas que nous pouvions aller : la grotte Chauvet , l' Antarctique , les derniers jours d' un passionné d' ours . Dans Des gens heureux : un an dans la taïga, M. Herzog nous parachute dans la vaste taïga sibérienne (une vaste région de forêt subarctique) pour un portrait saisonnier axé sur les trappeurs à fourrure. Plutôt que son incursion habituelle dans l'abîme, ce film est un retour pittoresque aux chroniques illustrées de documentaires télévisés sur la nature ou, d'ailleurs, de Nanook of the North.

M. Herzog créé des gens heureux en éliminant une série documentaire télévisée du réalisateur russe Dmitry Vasyukov. (M. Vasyukov partage le crédit d'un réalisateur ; le monteur du film, Joe Bini, est cité pour avoir façonné cette version internationale.) Certaines limitations de l'adaptation de matériel d'occasion se reflètent dans la qualité visuelle inégale et le contrôle réduit de l'humeur. Pourtant, M. Herzog est ouvertement inspiré, comme toujours, par la rude indépendance de ces trappeurs pleins de ressources, qui semblent stoïques à propos de tout sauf de leurs fidèles chiens.


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Il se met à l'écoute de leur vie (avec une digression sur le peuple Ket en difficulté de la taïga) alors qu'ils se disputent avec la nature sauvage : préparer des cabanes, installer des pièges, chasser les créatures à fourrure avec des chiens tout aussi à fourrure. Un trappeur barbu dit avoir reçu sa part de terre au début des années 1970, suggérant une autonomie qui transcende le passage des empires. (Un autre, souligne M. Herzog, est lié au cinéaste Andrei Tarkovsky.)




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Les trappeurs sont généralement traités comme de vraies personnes – nous voyons une compagne anxieuse faire ses adieux – plutôt que comme des avatars. Mais M. Herzog ne peut s'empêcher d'imposer sa tendance à l'extrémité philosophale de la voix off. Le documentaire s'arrête net à un moment donné pour avoir parlé de liberté absolue. Dans une fioriture révélatrice, il explique le titre du film : Désormais, les chasseurs deviennent ce qu'ils sont essentiellement : des gens heureux.

Ce genre d'émerveillement devant des modes de vie courageux et intacts rappelle des pratiques documentaires vieilles de plusieurs décennies. Aussi humble que soit le film dans son ensemble, la narration souvent superflue a le moyen de mettre en évidence l'envie de mise en scène dans le travail de M. Herzog. Parfois, un homme qui survit à l'hiver dans la nature avec son chien est assez cool.